Physiopathologie des maladies psychiatriques

Notre équipe s’intéresse à la Physiopathologie des Maladies Psychiatriques, en se focalisant sur les mécanismes moléculaires et cellulaires qui sont impliqués dans l’étiologie des principaux symptômes de ces maladies. Nous travaillons plus particulièrement sur deux de ces maladies, particulièrement dévastatrices, la schizophrénie et la dépression majeure, qui affectent respectivement 1,5% et 20% de la population mondiale. 

Pour atteindre nos objectifs, nous utilisons des approches qui nous permettent d’étudier des aspects les plus moléculaires jusqu’aux mécanismes intégrés in vivo, en produisant nos propres modèles de souris génétiquement modifiées, et en utilisant des techniques de fine pointe comme les approches optogénétiques chez l’animal éveillé ou les analyses transcriptomiques de miRNA par exemple.

Dans le cadre de notre recherche fondamentale et pré-clinique sur la dépression, nous avons pu identifier des mécanismes nouveaux (stress oxydatif, protéines matricellulaires, transporteurs de cations organiques) contribuant de manière significative à la vulnérabilité ou à la résistance (résilience) pour développer une dépression après des stress chroniques. Pour la schizophrénie, nous nous attachons à décrypter les mécanismes mis en jeu dans les déficits cognitifs des patients, qui sont pour le moment sans aucune solution thérapeutique.

La combinaison de nos approches devrait permettre non seulement de mieux comprendre les mécanismes qui sont mis en jeu dans ces deux pathologies, mais également de pouvoir permettre, à moyen-terme, de mener des essais clinique en visant spécifiquement ces nouvelles cibles pharmacologiques.