Symbiose marine (SYMAR)

Etude de la symbiose marine Cnidaire-Dinoflagelle. Les cnidaires symbiotiques (coraux, gorgones et anémones de mer) vivent en symbiose avec des algues, dinoflagellés photosynthétiques, appelées zooxanthelles. Cette relation mutualiste présente des avantages, principalement d’ordre trophique, mais aussi des contraintes, nécessitant la mise en place d’un véritable dialogue moléculaire entre les deux partenaires.

En cas de stress environnemental, la symbiose peut-être rompue, la perte des algues conduisant au blanchissement des invertébrés. De façon chronique cela peut aboutir à la mort des animaux affectés et par conséquent de tout l’écosystème associé.

Mieux comprendre les mécanismes d’établissement, de maintien et de rupture de cette association est au cœur de nos recherches pluridisciplinaires (du gène à la population) menées principalement sur des organismes des eaux tempérées de la Méditerranée. L’anémone de mer, Anemonia viridis, constitue notre espèce modèle de symbiose et nous a permis de démontrer plusieurs stratégies d’adaptation à la vie en symbiose et l’implication de divers processus cellulaires tels le stress oxydant et des cascades de type apoptotique dans l’induction du blanchissement. Par des approches en transcriptomique (micro-puce à ADN) et protéomique, nous tendons d’appréhender plus globalement le dialogue moléculaire entre les deux partenaires.

En complément, la diversité génétique hôte/symbiotes et son lien avec l’adaptation locale sont également étudiés à l’échelle du bassin Méditerranéen. Enfin, nous avons dernièrement développé des cultures de cellule d’anémone, afin d’explorer les mécanismes de la symbiose au niveau cellulaire.